Langogne est situé en Lozère au croisement des chemins de randonnées GR4, GR 70 Chemin Stevenson, GR700 Voie Régordane (St Gilles), le sentier des Gorges de l'Allier, Gévaudan et Margeride, entre Le Puy en Velay, Aubenas et Mende. Randonnées, baignades, VTT, lac de Naussac, planche à voile, Chambres d'hôtes, gîte d'étape, hôtels, restaurants.

Langogne
Alt. : 913 m.
Langogne: Langougnole (la) : ce ruisseau de la Chapelle Graillouse fait penser au toponyme Langogne. Il s’agit peut-être d’un nom d’homme gaulois « Lingo » ou celui d’un hydronyme assez répandu avec le préfixe « lin- » qu’on retrouve dans les cours d’eau de la « Ligne » ou du « Lignon » devenu par inversion « lingue / lingon » et avec le diminutif « òl / òla » issu du latin, on obtiendrait par l’occitan « lingonhòl / lingonhòla » (lire Lingouniol / lingouniolo). A moins qu’on ait à faire à un article élidé à l’origine et agglutiné par la suite : l’Angouniol(a), d’un radical celtique « anco / ango » signifiant recourbé / tortueux, devenu Langouniol(a) avec le même suffixe diminutif latin « òl / òla », (Lengoniol au XVIIIe) et signifiant à peu près : « le petit (ruisseau) tortueux ». Langouyrou (le): le nom de ce gros ruisseau, affluent de l'Allier, qui traverse Langogne a un rapport indubitable avec le nom de la ville. Les Lingones ont laissé leur nom à la région correspondant à peu près au département de la Haute-Marne, nom connu jusqu’à une époque récente sous la forme Langogne (Lingonicus pagus). (La Gaule, F. Lot). Les Lingons ont fait partie des peuplades gauloises qui ont envahi une partie de l'Italie au 4e s. av. J.C., avec les Sénons, les Cénomans, les Boïens. S'ils sont cités dans les textes parmi les peuples envahisseurs, leur localisation reste tout à fait incertaine en Italie (D'après Les Celtes, V. Kruta). Le nom Langogne conserverait-il la trace de leur passage dans le Sud ?

Eglise Romane de Langogne - Musée d'Art Sacré Chastanier - Filature des Calquières - Musée d'Art Sacré - Ecomusée de Chastanier.
Au carrefour de la N. 500 et de la D. 906, dans la vallée de l'Allier, à 50 km au nord-est de Mende.
Ancien couvent de Bénédictins fondé en 998. Une partie des fortifications persiste (tours rondes d'angle) entourant une belle église romane. Nef à trois travées, voûtée en plein cintre, colonnes romanes engagées soutenant les doubleaux par des chapiteaux historiés ; abside voûtée sur croisée d'ogives plus basse que l'ensemble de l'édifice ; clocher octogonal sur le transept. Portail d'entrée en style flamboyant. En entrant, à droite, en contrebas, chapelle Notre-Dame-de-Tout-Pouvoir, objet d'un pèlerinage diocésain. Vieux pont gothique sur l'Allier. La halle au blé repose sur de solides piliers ronds ; elle a été construite en 1743. On conserve le « chef » de Gargantua, l'aimable géant qui, traditionnellement, sort le jour de la fête votive. Au-devant, monument aux morts, ouvre de Maxime del Sarte.
En 998, Etienne, vicomte du Gévaudan, fonda l'église et le monastère occupé par des moines bénédictins de l'abbaye de Saint-Chaffre. En 1568, neuf mille protestants dirigés par le chef Mathieu Merle, pillèrent la ville, l'église et le monastère. Au 17ème, établissement de nombreuses communautés et couvents.
Au confins de la Lozère, à laquelle elle
appartient, de l'Ardèche et de la Haute-Loire, Langogne a conservé tout un
ensemble de maisons très représentatif de l'architecture urbaine du Moyen Age.
Ces maisons sont pour la plus part disposées en cercle autour de l'église St
Gervais et St Protais. Cet édifice roman a été remanié aux XVème et XVIIème
siècles.
Depuis la construction dans les années 1970 du barrage de Naussac, à 3km au sud de la ville, Langogne attire de nombreux amateurs de sports nautiques. Dans les environs, on peut visiter les gorges du Chapeauroux, un affluent de l'Allier, à partir du village d'Auroux, qu'on atteint de Langogne par la D26, qui longe la rive nord du lac de Naussac, puis par la D986.
Langogne en Gévaudan
Pour le passant pressé d'arriver dans les gorges du Tarn ou sur les bords de
la Méditerranée, Langogne est simplement une large et longue avenue sans découvrir le charme secret du vieux Langogne, enclavé dans
le centre ville.
Ce Langogne originel fut construit dans la viguerie de Miliac. Son nom figure pour la première fois officiellement dans les actes de fondation de l'église et de son prieuré. En 998, le vicomte de Gévaudan, Étienne, et sa femme, Angelmode, firent construire la première église, achevée en 999. Ils confient aux bénédictins de la puissante abbaye de Saint-Chaffre du Monastier-en-Velay l'édification d'un centre religieux.
Sous l'autorité de douze
moines, un monastère est bâti. Aux XIe et XIIe siècles, une église conforme à la
liturgie bénédictine remplace l'église primitive - c'est celle qu'on voit
actuellement, une construction romane de style bourguignon, classée "monument
historique". On peut y admirer une centaine de chapiteaux aux sculptures variées
qui font découvrir le monde maléfique des terreurs mystiques du Moyen Age; sous
des représentations symboliques, le Bien et le Mal s'affrontent- Autour de ce
noyau religieux s'édifie une petite cité protégée par des remparts, bâtis sur un
plan circulaire, construits à la fin du XIIe siècle. Il est encore facile
d'imaginer ce Langogne occupant le "petit tour de ville" flanqué de cinq tours
restaurées.
Langogne connut les méfaits occasionnés, pendant la guerre de Cent Ans, par les Anglais et leurs bandits de routiers cantonnés à Châteauneuf-de-Randon; puis, au début du XVe siècle, vinrent les luttes entre Armagnac et Bourguignons et, en 1568, durant les guerres de Religion, une armée huguenote, partie d'Alès avec 9 000 protestants, saccage l'église, détruit entièrement le prieuré qui occupait la place des Moines. Cette ville mutilée se reconstruit vers 1600; le style roman y est remplacé par le gothique flamboyant. Les remparts effondrés, la ville s'étend en dehors de l'enceinte primitive.
Le
"petit tour de ville", malgré bien des maladresses, conserve encore le souvenir
du passé. Plusieurs maisons présentent un détail architectural intéressant: une
fenêtre à meneaux, un portail en pierres appareillées, des portes surmontées
d'accolades, des encorbellements qui cachent des escaliers à vis. Accrochés à de
vieux murs, d' étranges têtes sculptées qui pourraient être gauloises, des
écussons avec des dates: 1605, 1617. A l'extérieur de cette enceinte, la
chapelle des pénitents, construite au XVIIIe siècle, abrita la confrérie des
pénitents instituée en 1628.
La Halle aux grains
Lieu de passage entre Vivarais, Velay et sud de la France, Langogne sort de ses remparts au XVIIIème siècle. En 1743, Dom Ambroise de Fleury. Prieur de la ville, fait construire le Halle, avec ses quatorze piliers, une des plus grands conservée en France. C'est un lieu d'échange de céreales, de produits fermiers, cuir, laines de pays, contre chataîgnes des Cévennes, vins et huiles de Provence et d'autres marchandises venues du Midi et de la Méditerranée. Classée "monument historique", massive,
, abrita les importantes transactions de grains qui
se faisaient à cette époque. De nos jours, elle accueille les marchés
hebdomadaires et diverses manifestations traditionnelles.
D'ici,
le coeur de la ville, partent de petites routes montantes. L'une d'entre elles,
la rue Haute, fut sans doute un chainon d'une voie celtique menant à l'oppidum
du mont Milan. Elle a conservé quelques souvenirs émouvants de son passé:
fenestrons avec des vitraux à armature de plomb, des dates sur les portails en
pierres appareillées: 1621, 1622, 1685, 1717, 1778, des enseignes rouillées, des
anneaux de fer où l'on attachait les montures. C'étaient les rues des tisserands,
des drapiers, des cardeurs, des fileuses. Cette activité textile a donné,
pendant des siècles, une grande animation à ce quartier maintenant endormi.
Langogne exportait autrefois burates, cadis, serges et d'autres étoffes de laine dans toute l'Europe. Monument historique, témoignage du passé lainier de toute la Lozère, le filature des Calquières est aujourd'hui un musée vivant où fonctionnent encore à la force de l'eau des machines du XIXème siècle, en particulier la Mull-Jenny. La rue des Calquières, appelée aussi rue des Moulins, comprenait au XVIIIème siècle, des ateliers de tanneurs, de teinturiers, de meuniers,...
La région de Langogne, "Porte du comté du Gévaudan, des landes des fonds vaseux à bruyères, des étendues de roches et de sapins, des bois de bouleaux nuancés par l'or de l'automne... de petits sentiers de chèvres, herbus et pierreux, sinuaient et s'entremêlaient, se divisaient en trois ou quatre, mouraient au lointain de creuses marécageuses et recommençaient d'essaimer, sporadiques, à flanc des collines ou aux lisières d'un bois... telles étaient les caractéristiques du pays..."
A ne pas manquer: la visite de la ville qui se fonde autour du monastère en 998. Voir notamment l'église romane du XIIe siècle. Et autour: Le lac de Naussac, la magnifique forêt de Mercoire et son antique monastère de moniales. Les ruines de la forteresse du Luc...
***

Historic town, fortified in the past. Very
beautiful 11th century church in Burgundian Romanesque style. 18th century Corn
Exchange.
Gateway to the land of Gevaudan, R L. Stevenson described the Langogne area as follows: "Moor, heathery marsh, tracts of rock and pine, woods of birch all jewelled with autumn yellow. Hill and valley followed valley and hill, the little green and stony cattle-tracks wandered in and out of one another, split into three or four, died away in marshy hollows and began again sporadically on hillsides or at the borders of a wood these were the characters of the country."
The 18th century market hall where the corn market was held has a slate roof and timbers supported by fourteen stone pillars. Lovers of old stone can amble round the streets and boulevards and spy out old doors, splendid examples of medieval buildings and a 10th century Romanesque church.
Right next to Langogne is the great mountain lake of Naussac in a setting of greenery. Water-based amenities for tourists, hotel accommodation, gites and campsites. Pay a visit to the Calquieres spinning mill, a living reminder of the old wool industry with its looms which are still powered by the waters of Langouyrou.
Blason de la ville de Langogne (Lozère) dessiné par Sanguinez pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone, avec Inkscape.
L'Etoile
Chambres et tables d'hôtes Mas du Tilleul
Chambres et table d'hôtes Parc
National des Cévennes GR-Infos GR70 Chemin Stevenson Refuges.info |
Ancien hôtel de villégiature avec un magnifique parc au bord de l'Allier, L'Etoile se situe à La Bastide-Puylaurent entre la Lozère, l'Ardèche et les Cévennes dans les montagnes du Sud de la France. Au croisement des GR7, GR70 Chemin Stevenson, GR72, GR700 Voie Régordane (St Gilles), Cévenol, Gorges de l'Allier, Roujanel, Montagne Ardéchoise, Margeride, Gévaudan et des petites randonnées à la journée. Idéal pour un séjour de détente.